09:13
Le TTF a légèrement baissé à 41,7 euros ; le passage maritime soulage la pénurie de gaz, mais les inquiétudes concernant les stocks persistent.⑴ Le contrat de référence européen TTF des Pays-Bas, à échéance proche, a légèrement reculé mardi de 0,14 euro, clôturant à 41,70 euros par mégawattheure. Le contrat britannique à échéance proche a également baissé de 0,25 penny à 99,69 pence/therm. Les prix du gaz subissent une pression pour la deuxième séance consécutive, ce qui reflète la diminution de la prime de risque liée à l’offre à court terme. ⑵ L’allègement des tensions du côté de l’offre s’explique directement par une amélioration marginale des conditions de passage dans le détroit d’Ormuz : mardi, deux supertankers bloqués ont traversé le détroit, et, ces dernières semaines, sept méthaniers vides liés au Qatar ont pénétré cette zone maritime. Selon des analystes, si le passage du détroit reste fluide et que les goulots d’étranglement logistiques sont résolus, la reprise progressive des exportations entraînera une tendance initiale à la baisse des prix. ⑶ Le ministre qatari de l’Énergie a affirmé que l’explosion survenue dans l’installation gazière de Barzan n’affectera pas les exportations de GNL ; de plus, le vice-président américain Vance a déclaré que les discussions en Suisse ont jeté une base solide pour un futur accord de paix. Cette accumulation de nouvelles négatives sur le plan géopolitique affaiblit davantage l’inquiétude du marché quant à un arrêt soudain de l’approvisionnement. ⑷ Cependant, les données sur les infrastructures de gaz européennes montrent que le taux de remplissage actuel des réservoirs de stockage n’est que de 46,72 %, bien inférieur aux 55,81 % enregistrés à la même période l’an passé. Les analystes préviennent que la réouverture du détroit ne résout pas le problème central des faibles stocks et de l’approvisionnement en hiver. La température en Europe du Nord-Ouest devrait atteindre un pic à 28,7°C le 27 juin avant de redescendre, la demande de chauffage résidentiel restant stable, et la demande de gaz pour la production d’électricité manquant de moteur de croissance supplémentaire en raison de prévisions stables pour l’éolien et le photovoltaïque. Le contrat de référence du marché européen du carbone a également reculé de 0,48 euro, à 81,09 euros la tonne.